Roger Federer - Masters Paris 2008


Touché au dos cette semaine, Roger Federer, qui souhaite se préserver pour la Masters Cup, a déclaré forfait pour son quart de finale. Le Suisse, numéro 2 mondial, devait affronter James Blake en soirée. Du coup, ce forfait profite à l'Américain, directement qualifié pour les demies de Paris-Bercy.

MS PARIS-BERCY - QUART DE FINALE

La nouvelle est tombée vendredi après-midi. Le Suisse Roger Federer, N.2 mondial, a dû déclarer forfait suite à une douleur au dos. Bloqué, comme au tournoi de Bâle, ce dernier ne pourrait même plus bouger. Federer ne remportera donc pas de Masters Series cette année (le dernier remonte à Cincinnati en 2007). Un coup dur pour le tournoi de Bercy qui se faisait une joie d'admirer l'ex-numéro 1 mondial disputer son quart de finale face à James Blake. L'Américain n'en demandait pas tant. D'office qualifié pour les demi-finales, Blake jouera donc le vainqueur du match entre le français Jo-Wilfried Tsonga et l'américain Andy Roddick. Si Tsonga passe ou que Blake se hisse en finale contre Roddick, Gilles Simon pourrait définitivement dire adieu à la Masters Cup de Shanghai. Le suspense reste entier.

Andy Murray vs Gilles Simon - Madrid Masters Tennis 2008 Final

Gilles Simon aurait eu la force de recevoir le trophée, mais pas beaucoup plus. Il en aurait mérité un petit bout tant son parcours héroïque aura marqué le tournoi. Face à Andy Murray, qui n'a joué "que" quatre matches de très haut niveau (il était exempt de 1er tour et a profité d'un abandon), dont une victoire de référence sur Roger Federer, le Français n'avait plus assez d'énergie pour lutter. Il a tout donné, obtenu deux balles de set au second set, et c'est déjà pas mal. Le Britannique, qui célèbre son quatrième titre de la saison, est désormais un solide N.4 mondial, qui peut déjà regarder plus haut. Simon, qui ne se contentera certainement pas de ce titre honorifique, peut déjà savourer son nouveau statut : il deviendra lundi 19 octobre, le nouveau N.1 français.
Comme on s'en doutait la rencontre s'est jouée sur un faux rythme, orchestrée avec adresse et subtilité par Andy Murray. Gilles Simon a tenté quelques morceaux de bravoure en soliste. Il a remporté les suffrages du public mais pas le titre. Toute la rencontre, Murray a balayé le court de gauche à droite, insisté dans la profondeur lors du jeu décisifs (avec moultes amorties) et épuisé le Français progressivement. Au premier set, Simon a voulu bouger son adversaire au quatrième jeu. La "débauche" d'énergie lui vaut un break concédé dans le jeu suivant (2-3). Le premier set, comme à chaque rencontre de la semaine par ailleurs, échappait au Français (4-6). Au second set, Simon a été moins joueur dans l'échange et solide dans les moments chauds.
Au jeu décisif, il a fait l'effort et obtenu deux balles de set. Une illusion que Murray, habile animateur de manège, a fait miroiter. Il a gité le pompom devant un Simon à la limite des crampes. Le public a compris : le héros qui avait terrassé son idole ne réussirait pas un autre exploit. A 6/4, Simon perd quatre points consécutifs. Il peut ensuite remercier son staff pour le travail accompli depuis trois ans, recevoir les compliments de son adversaire, il ne sera pas le successeur de Sébastien Grosjean, dernier Tricolore vainqueur d'un Masters Series (Bercy 2001). On peut d'ailleurs se demander dans quel état il se rendra à Lyon, s'il s'y rend. La place qualificative pour Shanghai et le Masters se jouera donc à Bercy. Murray, déjà qualifié, compte lui ses titres cette saison : Doha, Marseille, Cincinnati et Madrid. Il peut donner rendez-vous à Paris.

LES REACTIONS :
Andy Murray : "Je ne m'attendais pas à gagner cette semaine mais j'ai bien débuté le tournoi et ça m'a donné confiance. (Contre Simon) c'était dur. Il était visiblement plus fatigué que moi, mais émotionnellement, c'est difficile de jouer dans ces conditions et j'avais vu ce qu'il avait réussi à faire pour gagner les autres matches (en trois sets). Mon service, qui était avant une de mes faiblesses, est devenu maintenant une de mes plus grandes forces et je n'ai pas eu de points de break contre moi. J'ai très bien joué ces derniers mois, mais je ne suis pas encore au niveau de Nadal ou Federer".
Gilles Simon : "J'étais réellement fatigué (après la victoire en trois sets contre Nadal samedi en demi-finale), Andy le savait et ça a été aujourd'hui un facteur déterminant. J'ai eu une semaine incroyable et j'ai fait un super boulot, notamment avec ma victoire fabuleuse contre Nadal. Face à Murray, j'ai manqué trop de points faciles, je ne pouvais pas me concentrer sur tous les points et j'ai été inexistant au retour. Pour l'avenir, il faudra que je me montre plus agressif, notamment au filet. Après ce tournoi, j'ai plus de chances de me qualifier pour le Masters de Shanghaï (il est 9e au classement 2008 et les huit meilleurs sont qualifiés, ndlr) mais je suis encore en retard. Il faudra que je fasse une grosse performance dans un tournoi comme Paris-Bercy. Si je ne vais pas à Shanghaï, ce n'est pas la fin du monde. Je suis tellement fatigué que je veux me reposer et je ne suis pas sûr d'aller au tournoi de Lyon cette semaine".

Rafael Nadal vs Gilles Simon ( semi final )

Federer et Nadal out Madrid Masters Tennis 2008


MADRID (AFP) - Le Français Gilles Simon a signé samedi le plus beau coup de sa carrière en éliminant le N.1 mondial, l'Espagnol Rafael Nadal, en demi-finales du Masters Series de Madrid, 3-6, 7-5, 7-6 (8/6).

Simon, vainqueur d'un match somptueux face à un Nadal pas complètement à 100% physiquement (problèmes à l'épaule gauche), affrontera dimanche en finale le Britannique Andy Murray, tête de série N.4, vainqueur plus tôt samedi du Suisse Roger Federer, N.2 mondial, 3-6, 6-3, 7-5.

"J'ai essayé de tout le temps garder confiance. Vous n'avez pas le choix quand vous jouez contre Rafa", a assuré le Niçois.

"J'avais plus de pression au début du match, a-t-il poursuivi. (Nadal) a eu beaucoup d'occasions de faire le break au début du deuxième set, mais à ce moment-là, la pression a disparu. Je ne voulais pas manquer ma demi-finale. Je voulais livrer une belle bataille."

Simon, décrit par les médias espagnols comme un "superviviente" (survivant) après avoir sauvé cinq balles de match au cours du tournoi (trois contre Andreev et deux contre Ginepri), reste plus que jamais en course pour le Masters de Shanghai.


Samedi, il a laissé passer la tempête Nadal dans le premier set, remporté 6-3 par l'Espagnol, pour s'adjuger les deux suivants au terme d'un match haletant, de plus de trois heures.

Le coup droit du Français a fait des ravages et son mental n'a pas flanché. Nadal a eu au total 22 balles de break, mais n'en a concrétisé que cinq.

Le match avait mal commencé pour le Français, qui perdait d'entrée sa mise en jeu. Il laissait échapper la première manche en perdant de nouveau son service.

La fin du deuxième set était marquée par les pertes successives du service des deux joueurs. Simon finissait néanmoins par remporter le sien pour s'imposer.

Le dernier set était encore plus disputé. Simon gagnait finalement au jeu décisif (8/6) sur une balle un peu trop longue de Nadal, captée par l'animation vidéo, lors de la dernière demande à l'arbitre à laquelle le Français avait droit.

"Je veux profiter de cette victoire et me reposer", a souligné Simon, qui a gagné tous ses matches à Madrid en trois sets. "Je penserai à la finale (dimanche) matin".

Nadal se consolera en se disant qu'il est assuré de terminer l'année à la place de N.1 mondial après l'élimination de Federer en demi-finales.

Le Suisse a qualifié de "frustrante" sa défaite face à Andy Murray, qu'il avait battu en trois sets en finale de l'US Open.

Murray a très bien servi (14 aces contre 7 pour Federer) et a mis une grosse pression sur le service de Federer dans la dernière manche. L'ex-N.1 mondial a sauvé plusieurs balles de break, mais a fini par craquer à 5-5. L'Ecossais, qui a reconnu avoir joué samedi "l'un des cinq meilleurs matches de (sa) carrière", confirmait le break pour accéder à la finale.